physiologie
Physiologie du stress hydrique chez le figuier
Fiabilité : haute
Physiologie du stress hydrique chez Ficus carica
Le figuier face au manque d’eau
[ÉTABLI] Ficus carica est modérément tolérant à la sécheresse — adaptations héritées de son origine méditerranéenne/asie mineure.
Mécanismes d’adaptation à la sécheresse
Régulation stomatique
[ÉTABLI] - Fermeture rapide des stomates en stress hydrique (~30 min de réponse)
- Médiée par signal d’acide abscissique (ABA) synthétisé dans les racines
- Conséquence : réduction transpiration mais aussi photosynthèse
Adaptations morphologiques
[ÉTABLI] - Cuticule épaisse : limite évaporation
- Latex : colmate les blessures, limite déperdition d’eau
- Système racinaire profond : accès aux nappes phréatiques (4-6 m chez adulte établi)
- Caducité : perte feuillage en hiver = pas d’évaporation hors saison
Métabolisme
[ÉTABLI] - Photosynthèse en C3 classique
- Pas de CAM (Crassulacean Acid Metabolism) contrairement à certaines plantes très xérophiles
- Osmolytes compatibles (proline, glycine bétaïne) accumulés en stress
Régulation hydraulique
[ÉTABLI] - Vulnérabilité cavitation modérée pour son groupe
- Embolies vasculaires réparables (capacité de refoulement xylémien)
- Capacitance (réserve eau dans tissus) intermédiaire
Marqueurs de stress mesurables
[ÉTABLI] - Potentiel hydrique foliaire : descend de -0,3 MPa (turgor normal) à -3 MPa (stress sévère)
- Conductance stomatique : baisse rapide observable
- Brix fruits : monte en stress hydrique modéré (concentration sucres)
- Brûlures foliaires : signe visible de stress prolongé
Stress hydrique régulé (RDI) en arboriculture
[ÉTABLI] Regulated Deficit Irrigation (RDI) — pratique pro :
- Réduction contrôlée d’irrigation en phase finale maturation
- Augmentation Brix +10-20%
- Réduction calibre marginale
- Productivité maintenue mais qualité supérieure
- Utilisé Californie, Espagne, Australie