Ce glossaire rassemble les termes techniques que vous croiserez en parcourant les fiches de Figgipedia — de la botanique à la dégustation, en passant par la phytopathologie, la génétique et l'agronomie. Les définitions sont brèves et renvoient, quand elles existent, vers les fiches thématiques détaillées.
Botanique & pomologie
Anatomie, biologie reproductive, typologie variétale.
- Akène
- Vrai fruit du figuier — petit, dur, à coque sèche, contenant une graine. Une figue mûre en renferme plusieurs centaines, perçus comme « grains » à la mastication.
- Bifère
- Variété produisant deux récoltes par an : brebas (printemps) sur le bois de l'année précédente, puis main crop (été–automne) sur le bois de l'année.
- Brebas (= breba)
- Première récolte d'une variété bifère, issue des bourgeons restés sur le bois ancien après l'hiver. En général plus grosse, moins sucrée, plus précoce que le main crop.
- Caprifiguier
- Figuier mâle (Ficus carica var. caprificus) portant trois générations de figues non comestibles (mamme, profichi, mammoni) hébergeant la guêpe pollinisatrice Blastophaga psenes.
- Caducifolié
- Qualifie un arbre qui perd ses feuilles en hiver. Le figuier en est, à la différence des Ficus tropicaux sempervirents.
- Caprification
- Pratique consistant à suspendre des profichi de caprifiguier dans les figuiers Smyrne ou San Pedro pour assurer la pollinisation.
- Commun (type)
- Type fonctionnel des variétés parthénocarpiques persistantes : figues mûrissant et tenant sur l'arbre sans pollinisation. ~95 % des variétés de jardin européennes.
- Cyme
- Type d'inflorescence ramifiée à croissance définie. Chez le figuier, les fleurs sont organisées en cymes invaginées à l'intérieur du syconium.
- Dioïque
- Espèce dont les fleurs mâles et femelles sont portées par des individus séparés. Le figuier est gynodioïque : caprifiguiers d'un côté, figuiers femelles de l'autre.
- Drupéole
- Petit fruit individuel charnu à l'intérieur d'une infrutescence composée. Ce que les Anglo-Saxons appellent « drupelet ». Donne la texture granuleuse de la chair.
- Ficus carica
- Nom scientifique du figuier commun. Famille des Moracées, environ 800 espèces du genre Ficus dont une vingtaine produisent des fruits comestibles.
- Floraison femelle longue / courte
- Longueur du style des fleurs femelles. Les long-styled sont pollinisables par Blastophaga et produisent des graines fertiles ; les short-styled (caprifiguier) hébergent la guêpe.
- Hampe (pédoncule)
- Tige courte reliant la figue au rameau. Sa longueur, sa position et sa couleur sont des descripteurs IPGRI variétaux.
- Hermaphrodite
- Fleur portant à la fois les organes mâles et femelles. Rare chez le figuier, présente seulement chez le caprifiguier (fleurs mâles autour de l'ostiole).
- Infrutescence
- Ensemble de fruits issu d'une inflorescence unique. La « figue » est donc une infrutescence, non un fruit au sens strict.
- Latex
- Sève laiteuse blanche du figuier, riche en ficine (protéase) et en composés irritants. Sert de défense passive contre les herbivores et les pathogènes.
- Main crop (récolte principale)
- Récolte d'été–automne d'une variété bifère ou récolte unique d'une variété unifère. Portée par les pousses de l'année courante.
- Mamme
- Figue d'hiver du caprifiguier (1re génération, mars–mai). Abrite la guêpe pollinisatrice pendant la dormance ; non comestible.
- Mammoni
- Figue d'automne du caprifiguier (3e génération, septembre–novembre). Termine le cycle annuel de Blastophaga.
- Monoecie
- Fleurs mâles et femelles séparées mais portées par le même pied. Le caprifiguier en est un cas particulier.
- Ostiole
- Pore apical du syconium, fermé par des écailles imbriquées. Sert de porte d'entrée à la guêpe pollinisatrice et de zone d'évacuation des composés volatils à la maturation.
- Parthénocarpie
- Développement du fruit sans pollinisation, donc sans formation de graines viables. Trait clé des variétés « communes » modernes.
- Persistance (du fruit)
- Capacité du syconium à se développer et mûrir sans pollinisation. Le contraire est la chute caduque typique du type Smyrne.
- Profichi
- Figue de printemps du caprifiguier (2e génération, mai–juillet). Produit le pollen utilisé pour la caprification.
- Pulpe
- Chair interne sucrée du syconium, formée du tissu réceptaculaire enrichi de drupéoles. Texture, couleur et saveur en sont les descripteurs majeurs.
- Réceptacle
- Base élargie d'une inflorescence portant les fleurs. Chez le figuier, c'est la paroi interne du syconium, devenue charnue à maturité.
- San Pedro (type)
- Type fonctionnel intermédiaire : brebas parthénocarpiques, mais main crop nécessitant caprification. Exemples : King, Desert King, Lampeira.
- Smyrne (type)
- Type fonctionnel exigeant la pollinisation pour toutes les récoltes. Sans caprification, les figues tombent avant maturité. Exemples : Sarı Lop, Calimyrna.
- Stigmate
- Partie réceptrice du pollen au sommet du style. Sa morphologie diffère entre fleurs long-styled et short-styled.
- Syconium
- Inflorescence en forme d'urne creuse, propre au genre Ficus. Les fleurs sont enfermées à l'intérieur. C'est ce que nous appelons couramment « la figue ».
- Unifère
- Variété produisant une seule récolte par an, sur le bois de l'année. Exemples : Sultane, Negronne.
Phytopathologie
Maladies, ravageurs, biologie des pathogènes.
- Acervule
- Fructification asexuée en coussinet des champignons Colletotrichum, libérant des conidies par temps humide. Cause typique de l'anthracnose.
- Anamorphe
- Forme asexuée (conidienne) d'un champignon. Souvent connue avant la forme sexuée (téléomorphe), d'où la double nomenclature historique.
- Appressorium
- Cellule spécialisée formée par un champignon pour adhérer à la cuticule de la plante et la perforer mécaniquement ou enzymatiquement.
- Ascospore
- Spore sexuée des Ascomycètes, produite dans une asque, dispersée par le vent. Source d'inoculum primaire de nombreuses maladies.
- Biotrophe
- Pathogène se nourrissant sur cellules vivantes sans les tuer immédiatement. Exemples : oïdium, rouilles, FMV (virus).
- Chancre
- Lésion nécrotique localisée sur écorce ou bois, souvent pérenne. Chez le figuier : Botryosphaeria, Phomopsis, Ceratocystis.
- Conidie
- Spore asexuée de champignon, produite en masse, dispersée par eau, vent ou insectes. Responsable de la propagation rapide en saison.
- Endosepsis
- Pourriture interne du syconium causée par Fusarium moniliforme, transmise par la guêpe Blastophaga. Spécifique des variétés Smyrne et San Pedro.
- FMV (Fig Mosaic Virus)
- Virus principal du figuier, transmis par l'ériophyide Aceria ficus. Provoque mosaïques, chlorose et déformations foliaires. Présent dans ~80 % des plants du commerce.
- Hémibiotrophe
- Pathogène biotrophe au début de l'infection, devenant nécrotrophe après quelques jours. Colletotrichum en est l'exemple type.
- Hôte
- Plante parasitée par un pathogène. Le figuier est hôte d'une vingtaine de champignons et insectes majeurs.
- Hyphe
- Filament unicellulaire ou pluricellulaire constituant le mycélium. Croît par allongement apical.
- Inoculum
- Quantité de propagules pathogènes (spores, cellules, particules virales) capables d'initier une infection. Sa réduction est le principe de base de la prophylaxie.
- Latence
- Intervalle entre infection et apparition des symptômes. Critique chez le figuier pour les viroses et les pourritures internes.
- Mycélium
- Appareil végétatif filamenteux du champignon, formé d'un réseau d'hyphes. Croît dans ou sur les tissus de l'hôte.
- Nécrotrophe
- Pathogène qui tue les cellules avant de les coloniser, par sécrétion de toxines et d'enzymes. Exemples : Botrytis, Sclerotinia.
- Nématode
- Ver microscopique parasite des racines. Les espèces majeures chez le figuier sont Meloidogyne (galles racinaires) et Pratylenchus (lésions).
- Phytoplasme
- Bactérie sans paroi, parasite intracellulaire des tissus conducteurs. Cause des jaunissements et déclins. Présence chez le figuier documentée mais peu fréquente.
- Phytotoxine
- Molécule toxique produite par un pathogène pour affaiblir l'hôte. Les fumonisines (Fusarium) sont les plus suivies sanitairement chez les figues sèches.
- Pycnide
- Fructification asexuée en sphère creuse libérant des conidies. Caractéristique de Phoma, Phomopsis, Diplodia.
- Saprophyte
- Organisme se nourrissant exclusivement de matière organique morte. Beaucoup de pathogènes du figuier sont des nécrotrophes facultatifs : pathogènes sur figuier vivant, saprophytes sur résidus.
- Sclérote
- Corps mycélien compact et résistant, permettant la survie hivernale ou sous stress. Sclerotinia, Macrophomina, Rhizoctonia en produisent.
- Souring (pourriture acide)
- Fermentation acétique de la figue à l'ostiole ouvert, due à des levures (Candida) transportées par Drosophila. Plus fréquent sur les variétés à ostiole large.
- Téléomorphe
- Forme sexuée d'un champignon (asques, basides). Permet la recombinaison génétique et la formation de spores de résistance.
- Vecteur
- Organisme transmettant un pathogène d'une plante à l'autre. Blastophaga est vecteur d'endosepsis, Aceria ficus vecteur de FMV.
- Verticilliose
- Maladie vasculaire causée par Verticillium dahliae, occlusion progressive du xylème par le mycélium et microsclérotes. Sol-sensible, sans traitement curatif.
- Virose
- Maladie causée par un virus (ARN ou ADN). Pas de traitement curatif ; la prévention passe par le matériel végétal certifié et le contrôle des vecteurs.
Génétique
Identification variétale, biologie des populations, biotechnologie.
- Accession
- Entrée individuelle dans une banque de germplasme, identifiée par un code unique (ex. DFIC 0042 chez USDA-GRIN). Une variété peut être présente sous plusieurs accessions.
- Allèle
- Variante d'un gène ou marqueur à un locus donné. Le nombre d'allèles distincts à un locus mesure la diversité génétique.
- Banque de germplasme
- Collection vivante d'accessions végétales conservées à des fins de recherche et de sauvegarde. GRIN (USDA), IPGRI/Bioversity, CRA-FRC, INRAE Bordeaux.
- Chimère
- Individu portant deux génotypes distincts dans des secteurs différents. Source d'instabilité chez les variétés panachées ou bicolores du figuier.
- Cluster
- Groupe d'accessions génétiquement similaires identifié par analyse de structure (STRUCTURE, ADMIXTURE) ou arbres phylogénétiques.
- Cultivar
- Variété cultivée, multipliée à l'identique (chez le figuier : par bouturage). Doit normalement être stable, distincte et uniforme.
- Diversité haplotypique
- Diversité des combinaisons d'allèles transmises ensemble sur un chromosome. Plus informative que la diversité allélique simple pour reconstruire les flux génétiques.
- Génome
- Ensemble du matériel génétique d'un organisme. Le génome du figuier fait environ 333 Mb répartis sur 13 paires de chromosomes (2n=26).
- Génotype
- Composition génétique d'un individu à un ou plusieurs loci. Une même variété multipliée végétativement partage le même génotype.
- Haplotype
- Combinaison d'allèles à plusieurs loci proches sur un chromosome, transmise ensemble car peu recombinée.
- Hétérozygote
- Individu portant deux allèles différents à un locus donné. Le figuier, espèce allogame, est très hétérozygote.
- Homozygote
- Individu portant deux allèles identiques à un locus donné. Rare chez le figuier en raison de la pollinisation croisée.
- Locus (pl. loci)
- Position physique d'un gène ou marqueur sur un chromosome.
- Marqueur moléculaire
- Séquence d'ADN polymorphe utilisée pour identifier ou comparer des génotypes. Les SSR et SNP sont les plus employés sur figuier.
- Microsatellite (SSR)
- Simple Sequence Repeat : court motif d'ADN (2–6 paires de bases) répété en tandem. Très polymorphe, idéal pour distinguer cultivars proches.
- Mutation somatique
- Modification génétique apparaissant dans une cellule non germinale. Source de variants stables chez le figuier (ex. mutants à péricarpe différent).
- Phénotype
- Ensemble des caractères observables d'un individu, résultant de l'interaction génotype × environnement. Forme la base de la description IPGRI.
- Phylogénie
- Reconstitution des relations évolutives entre individus ou groupes, sous forme d'arbre. Pour le figuier : flux Méditerranée Est → Ouest documenté.
- Population panmictique
- Population dont les individus se croisent au hasard. Chez le figuier sauvage, panmixie quasi-stricte ; chez les cultivars, structuration géographique.
- SNP
- Single Nucleotide Polymorphism : variation d'une seule base entre individus. Permet le génotypage haut débit sur des dizaines de milliers de loci simultanément.
- Synonymie
- Cas où plusieurs noms désignent un même génotype. Très fréquent chez le figuier — la même variété peut porter 10–20 noms régionaux différents.
- Variabilité épigénétique
- Différences héritables non liées à la séquence d'ADN (méthylation, modifications d'histones). Pourrait expliquer certaines variations entre clones d'une même variété.
Pédoclimat
Sol, climat, eau, conditions de culture.
- AHS (zones de chaleur)
- American Horticultural Society Plant Heat Zone Map. Zones définies par le nombre annuel de jours au-dessus de 30 °C. Complément des zones USDA pour la chaleur estivale.
- Capacité au champ
- Humidité retenue par un sol après ressuyage complet, soit ce qui reste disponible pour la plante. Correspond à un potentiel hydrique d'environ pF 2.
- CEC
- Capacité d'Échange Cationique, exprimée en cmol⁺/kg. Mesure la capacité du sol à retenir les cations (Ca²⁺, K⁺, Mg²⁺…). Plus la CEC est élevée, plus le sol est riche.
- Chill hours
- Heures de froid (T° < 7,2 °C) accumulées pendant la dormance hivernale. Le figuier en demande peu (~100–300 selon variétés), contre 600–1000 pour de nombreux fruitiers tempérés.
- Chill portions
- Unité du modèle Dynamic (Erez), plus précis que les chill hours car il tient compte du fait que des températures trop basses ou des redoux peuvent annuler les heures accumulées.
- Dormance
- État de repos métabolique hivernal des bourgeons, levé par accumulation successive de froid (endodormance) puis de chaleur (écodormance).
- Drainage
- Capacité d'un sol à évacuer l'excès d'eau. Critique pour le figuier, sensible à l'asphyxie racinaire et à Armillaria en sol mal drainé.
- Évapotranspiration (ET)
- Somme de l'évaporation du sol et de la transpiration de la plante. ET de référence (ETo) calculée pour un gazon standard ; ET de la culture = ETo × Kc.
- Frost-free period
- Période sans gel, exprimée en jours. Le figuier exige typiquement 160–220 jours sans gel pour mener un main crop à maturité.
- GDD (degrés-jours)
- Growing Degree Days. Cumul des degrés au-dessus d'un seuil (typiquement 10 °C pour le figuier). Sert à prédire les dates de débourrement et de maturation.
- Hardiness (rusticité)
- Capacité à résister au froid hivernal. Mesurée par les zones USDA. Pour le figuier : tronc résistant jusqu'à environ −12 à −18 °C selon variétés et état physiologique.
- Lessivage
- Entraînement des éléments solubles (nitrates, calcium) vers les couches profondes du sol sous l'effet des pluies. Provoque l'acidification progressive des sols sableux.
- Mésoclimat
- Climat à l'échelle d'une parcelle ou d'une exposition. C'est l'échelle pertinente pour décider de la viabilité d'une variété (versant sud, abri de mur, vallée gélive).
- Microclimat
- Climat à très petite échelle (m² au m²), influencé par les obstacles immédiats. Un pied de mur sud peut gagner deux zones USDA face à un sol nu.
- pF
- Logarithme décimal du potentiel hydrique du sol (en cm d'eau). pF 2 = capacité au champ ; pF 4,2 = point de flétrissement permanent ; pF 7 = sol sec.
- Pluviométrie
- Cumul annuel d'eau de pluie en mm/an. Le figuier produit avec 400–800 mm/an bien répartis ; en deçà, irrigation utile ; au-dessus, risque de pourritures.
- Point de flétrissement
- Humidité du sol à laquelle la plante ne peut plus extraire d'eau (pF 4,2). En dessous, la plante flétrit même si le sol contient encore de l'eau.
- Potentiel hydrique
- Énergie de l'eau dans le sol ou la plante, exprimée en mégapascals (MPa). Plus négatif = plus difficile à extraire. Outil clé du diagnostic du stress hydrique.
- Salinité
- Concentration en sels solubles, mesurée par la conductivité électrique (dS/m). Le figuier tolère bien 4–6 dS/m, ce qui en fait un fruitier adapté aux zones semi-arides.
- Stress hydrique
- Déficit en eau provoquant la fermeture stomatique et la réduction de la croissance. Léger : peut concentrer les sucres ; sévère : chute des fruits et brûlures foliaires.
- Texture
- Proportion sable/limon/argile d'un sol. Le figuier préfère les limons sableux (textures équilibrées) avec un drainage assuré.
- Zones USDA
- Plant Hardiness Zones basées sur la température minimale annuelle moyenne. Zones 7–10 idéales pour la pleine terre sans protection ; zones 6 et inférieures : variétés rustiques ou paillage.
Organoleptique
Goût, arômes, texture, descripteurs sensoriels.
- Acidité titrable
- Quantité totale d'acides organiques d'une figue, mesurée par titrage à la soude, exprimée en g/L d'acide citrique équivalent. Faible chez le figuier mûr (~1–3 g/L).
- Anthocyanes
- Pigments rouges, violets ou bleus, solubles dans l'eau, présents dans la peau et la chair des figues sombres. Antioxydants reconnus.
- Arôme
- Sensation olfactive perçue par voie rétro-nasale pendant la dégustation. Distincte de l'odeur (perçue par le nez avant la bouche) et du goût (sapide).
- Astringence
- Sensation tactile de bouche sèche due à la précipitation des protéines salivaires par les tanins. Forte dans les figues immatures, disparaît à maturité.
- °Brix
- Teneur en matières solubles totales (essentiellement sucres) mesurée au réfractomètre. Une figue mûre fait typiquement 18–25 °Brix ; les variétés mielleuses dépassent 28.
- Composés volatils
- Molécules odorantes émises par la figue mûre. Les principales chez Ficus carica : esters (acétates), aldéhydes (hexanal), terpènes (limonène), lactones (notes lait coco).
- Drupéoles (perception)
- Granulosité percevable en bouche à la mastication, due aux akènes individuels. Selon la finesse de la coque, elle est ressentie comme « croquant » ou « grain ».
- Esters
- Composés aromatiques fruités. L'acétate d'éthyle apporte la note « solvant » des figues sur-mûres ; l'acétate d'hexyle, une note de fruits frais.
- Ferme / mi-ferme / molle
- Typologie de texture de chair employée dans les descriptions IPGRI. Ferme = tient à la coupe ; molle = coulante à pleine maturité (caractère typique des Bourjassottes).
- Flaveur
- Combinaison goût + arôme + sensation tactile en bouche. Concept intégrateur utilisé en analyse sensorielle.
- Indice de maturité
- Ratio Brix / acidité titrable. Indicateur de l'équilibre gustatif : un ratio élevé signale une maturité avancée.
- Maturation
- Processus biochimique conduisant la figue à pleine maturité : conversion d'amidons en sucres, ramollissement par dégradation des pectines, synthèse des arômes et pigments.
- Mielleux
- Descripteur d'une figue très sucrée à chair coulante, à parfum miellé et notes de confiture (type Bourjassotte Noire, Verdale, Adriatic).
- Notes (descripteurs)
- Vocabulaire spécialisé pour décrire l'arôme : fruits rouges, miel, confiture, noisette, fleur d'oranger, sirop d'érable, mélasse, caramel… Référencé dans les tasting wheels.
- Polyphénols
- Famille de composés phénoliques (anthocyanes, flavonoïdes, tanins, acides phénoliques). Responsables de la couleur, de l'astringence et d'une grande partie de l'activité antioxydante.
- Profil sensoriel
- Description analytique systématique d'un produit par un panel formé, sur une grille de descripteurs notés en intensité. Outil de référence en analyse comparée des variétés.
- Sucres réducteurs
- Fructose et glucose (par opposition au saccharose). Majoritaires dans la figue mûre. Le fructose donne la sensation sucrée la plus intense.
- Tanins
- Polyphénols à fort poids moléculaire, responsables de l'astringence. Concentrés dans la peau et dans les fruits immatures.
- Texture
- Sensation tactile de la chair en bouche : croquante, fondante, fibreuse, gélatineuse, sirupeuse. Critère majeur de la typicité variétale.