Canker du figuier (complexe fongique multi-familles)
Fiabilité : haute
Canker du figuier — un complexe fongique multi-familles
En bref. Le « canker du figuier » désigne un syndrome (chancres, dépérissement, écoulements gommeux) causé par au moins 9 espèces fongiques de 3 familles différentes, pas un pathogène unique. Neoscytalidium dimidiatum domine en climat chaud sec, Neofusicoccum parvum est le plus virulent. Pas de fongicide curatif efficace ; la prophylaxie (taille en saison sèche, désinfection, biocontrôle Trichoderma) reste l’unique levier.
Le terme « Botryosphaeria du figuier » désigne historiquement un syndrome (chancres, dépérissement, écoulements gommeux) attribué à un seul champignon, Botryosphaeria dothidea. La taxonomie moléculaire de la dernière décennie a profondément reclassé les agents observés et révélé qu’il s’agit en réalité d’un complexe d’au moins 9 espèces réparties sur 3 familles d’Ascomycètes (Botryosphaeriaceae, Nectriaceae, Diaporthaceae). Cette fiche fait le tour des agents documentés, leurs spécificités biologiques, leur distribution géographique et la stratégie de gestion qui en découle.
1. Le passage de Botryosphaeria au « complexe canker »
[ÉTABLI] Jusqu’au début des années 2000, les chancres et dépérissements observés sur figuier étaient majoritairement attribués à Botryosphaeria dothidea sur base morphologique. Les révisions phylogénétiques multilocus (ITS + TEF1-α + TUB2, parfois RPB2 et CAL) ont depuis :
- Reclassé une partie des isolats historiques de B. dothidea dans le genre Neofusicoccum (Phookamsak et al. 2023, Mycosphere, revue phylogénétique de référence Botryosphaeriaceae).
- Identifié Neoscytalidium dimidiatum comme l’agent dominant dans les climats chauds et secs (Californie, Égypte, Iran, Tunisie, Australie).
- Découvert deux nouvelles espèces du genre Neocosmospora (famille Nectriaceae, donc en dehors des Botryosphaeriaceae au sens strict) spécifiques au figuier (Bolboli et al. 2022).
- Mis en évidence le rôle de Lasiodiplodia theobromae et de plusieurs nouvelles espèces de Lasiodiplodia dans les vergers méditerranéens et nord-africains.
[ÉTABLI] L’identification précise de l’agent causal exige aujourd’hui une analyse multilocus. Une identification fondée uniquement sur la morphologie des pycnides et des conidies est insuffisante — plusieurs espèces du complexe sont morphologiquement indiscernables.
2. Récapitulatif des espèces documentées sur F. carica
[ÉTABLI]
| Espèce | Famille | Distribution principale | Virulence | Référence princeps fig |
|---|---|---|---|---|
| Neoscytalidium dimidiatum | Botryosphaeriaceae | Californie, Égypte, Iran, Turquie, Brésil, Mexique, Oman, Australie | Très virulent, dominant en climat chaud/sec | Ray et al. 2010 (Australie) ; Chen et al. 2021 (Californie) |
| Botryosphaeria dothidea | Botryosphaeriaceae | Cosmopolite | Opportuniste sur arbres stressés | Multiple historique |
| Neofusicoccum parvum | Botryosphaeriaceae | Italie, Iran, Méditerranée | Extrêmement virulent | Aiello et al. 2020 |
| Neofusicoccum luteum | Botryosphaeriaceae | Italie | Modérément virulent | Italy 2020 |
| Neofusicoccum vitifusiforme | Botryosphaeriaceae | Italie | Modérément virulent | Italy 2020 |
| Lasiodiplodia theobromae | Botryosphaeriaceae | Tropical, subtropical, Méditerranée, Tunisie | Très virulent en climat chaud humide | Çeliker & Michailides 2012 (Turquie) ; Jabnoun-Khiareddine et al. 2022 (Tunisie) |
| Lasiodiplodia newvalleyensis sp. nov. | Botryosphaeriaceae | Égypte (Nouvelle Vallée) | Virulent | Ismail et al. 2022 |
| Neocosmospora caricae sp. nov. | Nectriaceae | Iran | Spécifique figuier | Bolboli et al. 2022 |
| Neocosmospora metavorans | Nectriaceae | Iran | Spécifique figuier | Bolboli et al. 2022 |
[ÉTABLI] D’autres familles d’Ascomycètes peuvent aussi causer des chancres sur figuier sans appartenir au « complexe Botryosphaeria » au sens strict :
- Diaporthaceae (Diaporthe / Phomopsis) — voir fiche dédiée Phomopsis.
- Ceratocystidaceae (Ceratocystis ficicola) — entité clinique distincte, voir fiche dédiée.
3. Neoscytalidium dimidiatum — le dominant en climat chaud
[ÉTABLI] Neoscytalidium dimidiatum est aujourd’hui considéré comme l’agent majeur du fig limb dieback dans les régions chaudes et arides du globe (Phookamsak et al. 2023, revue Plant-Associated Neoscytalidium). Présent sur figuier en Californie, Égypte, Iran, Tunisie, Australie, Mexique, Oman, Turquie, Brésil — une distribution globale tropicale-subtropicale qui s’élargit avec le réchauffement climatique.
[ÉTABLI] Biologie et virulence (Chen et al. 2021 ; Nouri et al. 2023) :
- Pénétration via blessures : plaies de taille, dommages mécaniques, attaques d’insectes xylophages.
- Infection estivale plus sévère que l’infection hivernale — la chaleur favorise la croissance fongique.
- Pousses stressées hydriquement : 2 à 3 fois plus susceptibles que les pousses non stressées.
- Symptômes : noircissement rapide et profond du bois, dieback brutal, écoulements gommeux fréquents.
[ÉTABLI] N. dimidiatum est aussi un pathogène opportuniste de l’homme — il cause des infections cutanées et systémiques chez des patients immunodéprimés (onychomycoses, sinusites, mycoses cutanées). Cette double pathogénicité plante/humain est rare chez les champignons et impose une certaine prudence en manipulation au laboratoire (Phookamsak et al. 2023).
[ÉTABLI] Espèce sœur : N. novaehollandiae a été décrite en Australie sur Mangifera (manguier). Sur figuier, seul N. dimidiatum est confirmé en Australie à ce jour (Ray et al. 2010).
4. Le groupe Neofusicoccum — virulence extrême et taxonomie complexe
[ÉTABLI] Au moins trois espèces de Neofusicoccum sont documentées sur figuier en Italie (Aiello et al. 2020, Phytopathologia Mediterranea) : N. parvum, N. luteum et N. vitifusiforme.
[ÉTABLI] N. parvum est l’espèce la plus virulente du complexe. En inoculation expérimentale sur jeunes plants de figuier :
- Cankers visibles dès 10 jours après inoculation.
- Mort du plant en 26 jours dans les conditions optimales du test.
- Extension du chancre 2 à 3 fois plus rapide que pour les autres Neofusicoccum testés.
[ÉTABLI] N. luteum et N. vitifusiforme sont modérément virulents — leurs symptômes restent localisés et progressent plus lentement (semaines à mois).
[PROBABLE] La distribution géographique des Neofusicoccum sur figuier n’est pas encore cartographiée hors d’Italie. Les études récentes en Iran, Tunisie et Égypte n’ont pas retrouvé N. parvum en abondance — il est possible que ce soit une espèce d’importance régionale italienne et méditerranéenne nord-ouest.
5. Botryosphaeria dothidea — l’opportuniste cosmopolite
[ÉTABLI] Botryosphaeria dothidea reste détectée sur figuier de façon cosmopolite, mais son rôle pathogène primaire est aujourd’hui revu à la baisse : les isolats historiques sont souvent reclassés en Neofusicoccum après analyse multilocus. B. dothidea est désormais considéré comme un opportuniste sur arbres stressés, à virulence intrinsèque modérée mais à très large host range.
[ÉTABLI] Symptomatologie typique de B. dothidea sur figuier : chancres plus discrets, progression plus lente, expression majeure sur arbres déjà compromis par sécheresse, gel ou blessures importantes.
6. Lasiodiplodia — l’expansion méditerranéenne
[ÉTABLI] Lasiodiplodia theobromae est un Botryosphaeriaceae à très large host range, signalé sur figuier en Turquie dès 2012 (Çeliker & Michailides) et en Tunisie en 2022 (Jabnoun-Khiareddine et al., Journal of Phytopathology).
[ÉTABLI] Étude de cas Tunisie 2020 (Jabnoun-Khiareddine et al. 2022) : dans les vergers tunisiens du nord-est, incidence de dieback de 50 % sur cv. Bither et cv. Soltani. Symptômes : flétrissement, défoliation, chancres de tronc et de pousses. Identification par phylogénie ITS + TEF1 + TUB2.
[ÉTABLI] Nouvelle espèce 2022 : Ismail et al. (Journal of Fungi) décrivent Lasiodiplodia newvalleyensis sp. nov. dans la Nouvelle Vallée égyptienne, sur fruitiers incluant le figuier. Cette description illustre la diversité cryptique du genre Lasiodiplodia — la séparation morphologique des espèces est très limitée, l’identification fiable repose entièrement sur la phylogénie multilocus.
[PROBABLE] Le rôle relatif de L. theobromae vs L. newvalleyensis et autres espèces régionales reste à clarifier. La diversité du genre suggère qu’il existe plusieurs espèces cryptiques non encore décrites dans les vergers méditerranéens et sub-sahariens.
7. Neocosmospora — l’arrivée de la famille Nectriaceae
[ÉTABLI] Neocosmospora caricae sp. nov. et N. metavorans ont été décrites par Bolboli et al. (2022, Mycological Progress) en Iran comme nouvelles espèces causant chancres de tige et de tronc spécifiquement sur figuier. Le genre Neocosmospora a été récemment séparé du genre Fusarium sur base phylogénétique, et appartient à la famille Nectriaceae — donc complètement en dehors des Botryosphaeriaceae.
[ÉTABLI] Symptomatologie distincte des Botryosphaeriaceae :
- Chancres plus localisés que ceux de N. dimidiatum ou N. parvum.
- Progression plus lente (mois plutôt que semaines).
- Souvent associés à des stress hydriques répétés en climat semi-aride iranien.
[ÉTABLI] Cette découverte montre que la couverture du « complexe canker » n’est pas close : d’autres familles d’Ascomycètes peuvent contenir des pathogènes spécifiques figuier. Les études HTS et metabarcoding fongique devraient en révéler d’autres.
8. Symptomatologie commune et différentiation par agent
[ÉTABLI] Symptômes communs à l’ensemble du complexe :
- Chancres sur rameaux et branches : zones d’écorce nécrosée, brun-noir, déprimées, contours nets.
- Pycnides noires sur l’écorce, visibles à la loupe, libérant des conidies en temps humide.
- Mort progressive du rameau au-delà du chancre = dieback caractéristique en marche d’escalier.
- Écoulements gommeux fréquents (surtout N. dimidiatum, L. theobromae).
- Décoloration noire des tissus ligneux internes, visible en coupe transversale.
[ÉTABLI] Différenciation pragmatique au verger (utile mais non diagnostique) :
| Agent | Vitesse progression | Type chancre | Couleur conidies | Indice climat |
|---|---|---|---|---|
| N. dimidiatum | Très rapide | Noir profond, dieback brutal | Hyalines → brun foncé à maturité | Chaud sec |
| N. parvum | Très rapide | Pointu, défoliation rapide | Hyalines fusiformes | Tempéré humide |
| N. luteum, N. vitifusiforme | Modérée | Localisé | Hyalines | Tempéré |
| B. dothidea | Lente | Discret | Hyalines fusiformes | Cosmopolite |
| L. theobromae | Rapide | Écoulements gommeux marqués | Brun foncé striées | Chaud humide |
| Neocosmospora spp. | Lente | Localisé tige/tronc | Hyalines | Semi-aride |
Sur fruits
[ÉTABLI] Pourriture brune molle, plus problématique en post-récolte (conservation, transport). Plus rare que les manifestations ligneuses.
9. Conditions favorables et facteurs aggravants
[ÉTABLI] Le complexe canker se comporte généralement de façon opportuniste — les pathogènes entrent par blessures et colonisent les arbres affaiblis :
- Stress hydrique prolongé : sécheresse, mauvais drainage. Multiplie la susceptibilité par 2 à 3 (Chen et al. 2021).
- Stress thermique : pics de chaleur sans irrigation compensatoire.
- Gel tardif : crée des fissures d’écorce qui sont autant de portes d’entrée.
- Plaies de taille non protégées = porte d’entrée principale documentée pour N. dimidiatum et Lasiodiplodia (Nouri et al. 2023).
- Climats chauds avec épisodes humides : Méditerranée orientale, Californie, Iran, Égypte — optimum pour la sporulation et la dispersion des conidies.
[ÉTABLI] Effet saison d’infection (Chen & Michailides 2021, modèle N. dimidiatum) :
- Infection estivale → lésions plus sévères que l’infection hivernale.
- Pousses jeunes plus susceptibles que pousses lignifiées.
- Implication pratique : éviter la taille en plein été et sous stress hydrique.
10. Vecteurs biologiques — le rôle des scolytes
[ÉTABLI] Aiello et al. (2024, Plant Disease) ont démontré l’association entre coléoptères scolytes et la dissémination de Neofusicoccum spp. sur figuier en Italie. Les coléoptères xylophages :
- Transportent les conidies d’arbre à arbre (sur exosquelette et dans les galeries).
- Créent simultanément les plaies d’inoculation par leurs galeries de ponte.
- Concentrent leur activité sur arbres déjà affaiblis — créant un cercle vicieux où le canker affaiblit l’arbre, qui devient attractif pour les scolytes, qui inoculent plus.
[PROBABLE] Pour les autres agents (Neoscytalidium, Neocosmospora, Lasiodiplodia), aucun vecteur biologique n’est formellement identifié — la dissémination semble se faire par éclaboussures d’eau de pluie sur les conidies + spores aéroportées sur courte distance.
Voir aussi la fiche scolytes du figuier pour la biologie des coléoptères vecteurs.
11. Sensibilité variétale documentée
[ÉTABLI] Étude Chen & Michailides 2021 sur N. dimidiatum en Californie :
- Cultivars moins sensibles : Brown Turkey, Conadria, Calimyrna.
- Cultivars plus sensibles : Kadota, Sierra, Black Mission.
[PROBABLE] La sensibilité différentielle observée ici concerne un seul agent (N. dimidiatum) — il est probable que les rangs de sensibilité varient pour les autres pathogènes du complexe. Aucune étude exhaustive multi-pathogènes n’a été publiée à ce jour.
[INCERTAIN] Aucune base génétique formelle de la résistance/sensibilité n’a été identifiée chez F. carica. Le génome de référence récent (Wang et al. 2025) ouvre des perspectives de breeding mais aucun QTL de résistance aux Botryosphaeriaceae n’est cartographié.
12. Diagnostic
[ÉTABLI] Méthodes, par ordre de précision croissante :
- Symptômes visuels : suffisants pour identifier un canker du complexe, insuffisants pour identifier l’agent précis.
- Isolement + observation morphologique : culture sur PDA (Potato Dextrose Agar), observation des pycnides et conidies. Discrimination limitée entre espèces apparentées.
- Identification moléculaire par PCR multilocus sur ITS + TEF1-α + TUB2 : gold standard 2024–2026. Ajout possible de RPB2 et CAL pour les cas ambigus.
- PCR multiplex : développée récemment (Scientific Reports 2025) — permet de détecter simultanément plusieurs Botryosphaeriaceae sur un même échantillon, utile en screening de pépinière.
- HTS (séquençage haut débit) : utilisé en recherche pour caractériser le mycobiome complet d’un arbre symptomatique. Permet d’identifier les co-infections multiples typiques du complexe.
13. Gestion
Prophylaxie (intervention principale)
[ÉTABLI] La prophylaxie est l’unique levier réellement efficace contre un canker installé. Mesures cumulatives :
- Tailler en période sèche (éviter pluies prochaines, éviter humidité prolongée post-coupe).
- Désinfection systématique des outils entre arbres (éthanol 70 % ou hypochlorite de sodium 10 %).
- Mastic à cicatriser sur toutes les coupes > 3 cm de diamètre.
- Éviter le stress hydrique prolongé : paillage, irrigation raisonnée surtout aux phases critiques (printemps + chaleur estivale).
- Élagage rapide des branches atteintes avec coupe 20 à 30 cm sous la zone visiblement nécrosée (le mycélium précède toujours les symptômes visibles).
- Brûlage des branches retirées — ne pas composter ni laisser au sol, les pycnides restent infectieuses pendant des mois.
[ÉTABLI] En zones à risque scolyte (Italie, climat méditerranéen sec) : surveillance des coléoptères, pièges à phéromones quand disponibles, élimination rapide des sujets dépérissants qui servent de foyer.
Lutte biologique (Trichoderma)
[ÉTABLI] La recherche sur biocontrôle des Botryosphaeriaceae avance rapidement. Plusieurs souches de Trichoderma montrent des résultats prometteurs sur fruitiers proches du figuier :
- Romero-Cuadrado et al. (2024, Pest Management Science) — biocontrôle des cankers des amandiers par Trichoderma spp. : protection partielle des plaies de taille, efficacité jusqu’à 60–70 % en conditions contrôlées.
- Trichoderma asperellum M1 (Yang et al. 2026, Eur J Plant Pathol) — inhibition à 67 % de Botryosphaeria dothidea en assay détaché, efficacité protectrice 73 % et curative 70 % sur kiwi. Transposable potentiellement au figuier.
- Sur vigne, plusieurs Trichoderma (T. asperelloides, atroviride, canadense) protègent les plaies de taille à 70–100 % pendant 21 jours contre les Botryosphaeria dieback fungi (Mondello et al. 2022).
[PROBABLE] Aucun essai systématique sur figuier n’a encore été publié, mais la transposition est probablement directe. La pratique opérationnelle recommandée : application de spores de Trichoderma sur les plaies de taille fraîches, en complément du mastic.
Traitements chimiques
[ÉTABLI] Pas de molécule curative efficace une fois le canker installé :
- Cuivre post-taille : préventif sur plaies de coupe, pas curatif. Application standard en agriculture biologique.
- Strobilurines, SDHI : non homologuées pour usage figuier dans la plupart des juridictions.
- Fongicides foliaires : effet partiel en complément, pas suffisant comme seule stratégie.
[ÉTABLI] Recommandation pragmatique : la combinaison « élagage propre + brûlage + désinfection outils + cuivre préventif sur plaies + biocontrôle Trichoderma en complément » couvre l’essentiel. Les fongicides systémiques apportent un bénéfice marginal.
14. Diagnostic différentiel
[ÉTABLI] Distinction des autres chancres du figuier :
- Vs Ceratocystis canker (fiche dédiée) : ce dernier provoque des nécroses plus aiguës, écoulements résineux plus marqués, progression plus rapide vers le tronc principal, taches noires caractéristiques sous l’écorce. Agent distinct (Ceratocystis ficicola, Ceratocystidaceae).
- Vs anthracnose (fiche dédiée) : l’anthracnose atteint surtout fruits et feuilles, le complexe Botryosphaeria surtout le bois.
- Vs Phomopsis (fiche dédiée) : Phomopsis cause des chancres plus superficiels avec moins de dieback ; identification PCR ITS différentielle.
15. Perspectives de recherche
[PROBABLE] Trois axes structurent la recherche actuelle :
- Cartographie phylogénomique complète du complexe — chaque étude multilocus régionale révèle de nouvelles espèces cryptiques. Le décompte global passera probablement à 12–15 espèces d’ici 2030.
- Biocontrôle Trichoderma spécifique au figuier — essais transposés depuis vigne, amandier, kiwi.
- Cartographie de la résistance chez F. carica via le génome de référence — premiers QTL espérés à horizon 2027–2030.
Voir aussi
- Anthracnose du figuier
- Ceratocystis canker — agent distinct (Ceratocystidaceae)
- Phomopsis du figuier
- Scolytes du figuier — vecteurs documentés pour Neofusicoccum
- Taille du figuier
- Diagnostic des problèmes du figuier
Sources
Publications scientifiques peer-reviewed (avec DOI)
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Chen, S.F., Morgan, D.P., & Michailides, T.J. (2021). Further Investigation on Limb Dieback of Fig (Ficus carica) Caused by Neoscytalidium dimidiatum in California. Plant Disease, 105(2), 324–330. DOI : 10.1094/PDIS-06-20-1226-RE — base scientifique sur effets saison et stress.
-
Nouri, M.T., Lawrence, D.P., Yaghmour, M.A., Michailides, T.J., & Trouillas, F.P. (2023). New findings on the effects of different factors involved in fig limb dieback caused by Neoscytalidium dimidiatum in California. European Journal of Plant Pathology, 167, 89–97. DOI : 10.1007/s10658-023-02685-0.
-
Aiello, D., Gusella, G., Fiorenza, A., Guarnaccia, V., & Polizzi, G. (2020). Identification of Neofusicoccum parvum causing canker and twig blight on Ficus carica in Italy. Phytopathologia Mediterranea, 59(3), 569–579. DOI : 10.36253/phyto-10798.
-
Aiello, D., et al. (2024). Fungal Species Causing Canker and Wilt of Ficus carica and Evidence of Their Association by Bark Beetles in Italy. Plant Disease, 108. DOI : 10.1094/PDIS-01-24-0251-RE — démonstration des scolytes comme vecteurs.
-
Bolboli, Z., Mostowfizadeh-Ghalamfarsa, R., Jamali, S., & Salvatore, V. (2022). Neocosmospora caricae sp. nov. and N. metavorans, two new stem and trunk canker pathogens of Ficus carica. Mycological Progress, 21, Article 80. DOI : 10.1007/s11557-022-01834-9 — découverte de deux nouvelles espèces dédiées au figuier.
-
Jabnoun-Khiareddine, H., Daami-Remadi, M., et al. (2022). First report of fig tree dieback caused by Lasiodiplodia theobromae in Tunisia. Journal of Phytopathology, 170. DOI : 10.1111/jph.13104 — premier signalement de L. theobromae sur figuier tunisien, prévalence 50 % du verger.
-
Ismail, A.M., Cirvilleri, G., Polizzi, G., Crous, P.W., Groenewald, J.Z., & Lombard, L. (2022). Diversity among Lasiodiplodia Species Causing Dieback, Root Rot and Leaf Spot on Fruit Trees in Egypt, and a Description of Lasiodiplodia newvalleyensis sp. nov.. Journal of Fungi, 8(11), 1203. DOI : 10.3390/jof8111203.
-
Phookamsak, R., Hyde, K.D., Jeewon, R., et al. (2023). Plant-Associated Neoscytalidium dimidiatum — Taxonomy, Host Range, Epidemiology, Virulence, and Management Strategies: A Comprehensive Review. Journal of Fungi, 9(11), 1083. PMC : PMC10672476 — revue de référence sur N. dimidiatum, double pathogénicité plante/humain.
-
Romero-Cuadrado, L., Capote, N., et al. (2024). Biocontrol of almond canker diseases caused by Botryosphaeriaceae fungi. Pest Management Science, 80. DOI : 10.1002/ps.7919 — base scientifique pour la transposition Trichoderma figuier.
-
Yang, Y., Wang, H., et al. (2026). The biocontrol potential of Trichoderma asperellum M1 against kiwifruit soft rot caused by Botryosphaeria dothidea. European Journal of Plant Pathology. DOI : 10.1007/s10658-026-03202-9 — efficacité Trichoderma M1 contre B. dothidea.
-
Mondello, V., Lemos Junior, J.M., et al. (2022). Biocontrol Activity of Trichoderma Species Isolated from Grapevines in British Columbia against Botryosphaeria Dieback Fungal Pathogens. Journal of Fungi, 8(2), 154. PMC : PMC9030288 — protection plaies de taille 70–100 % pendant 21 jours.
-
Çeliker, N.M., & Michailides, T.J. (2012). First report of Lasiodiplodia theobromae causing canker, shoot blight and fruit rot of fig (Ficus carica) in Turkey. Phytopathologia Mediterranea, 51, 64–67.
-
Ray, J.D., Burgess, T., & Lanoiselet, V.M. (2010). First record of Neoscytalidium dimidiatum and N. novaehollandiae on Mangifera indica and N. dimidiatum on Ficus carica in Australia. Australasian Plant Disease Notes, 5, 48–50. DOI : 10.1071/DN10018.
-
PCR-based multiplex detection of Botryosphaeria canker pathogens in fig trees (2025). Scientific Reports, 15. DOI : 10.1038/s41598-025-88232-9 — méthode multiplex pour pépinière.
Sources secondaires utiles
-
UMass Amherst Center for Agriculture, Food, and the Environment — fact sheet Botryosphaeria Canker. URL : umass.edu CAFE.
-
CDFA (California Department of Food and Agriculture) — Pest Profile Neoscytalidium dimidiatum, 2025.
Pour aller plus loin
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