Anthracnose du figuier
Fiabilité : haute
Anthracnose du figuier
En bref. L’anthracnose du figuier est causée par un complexe d’au moins 5 espèces de Colletotrichum (C. siamense la plus polyvalente, C. truncatum dominante en Chine). Phase biotrophe asymptomatique puis bascule nécrotrophe à la maturation du fruit. Jusqu’à 50 % de pertes documentées. Gestion intégrée par prophylaxie + biocontrôle (Trichoderma, Bacillus) ; pas de fongicide vraiment curatif.
L’anthracnose est l’une des principales maladies fongiques du figuier (Ficus carica L.). Longtemps attribuée à un agent causal unique, Colletotrichum gloeosporioides, la taxonomie moléculaire récente (2012–2026) a révélé qu’il s’agit en réalité d’un complexe d’espèces dont au moins cinq sont aujourd’hui documentées sur figuier dans la littérature peer-reviewed. La distinction entre espèces, l’identification de leurs niches symptomatologiques propres et la compréhension de leur biologie hémibiotrophe ont transformé l’approche du diagnostic et de la gestion.
1. Le complexe Colletotrichum — taxonomie et reclassement
[ÉTABLI] L’anthracnose du figuier est causée par plusieurs espèces du genre Colletotrichum (Ascomycota, Sordariomycetes, Glomerellales, Glomerellaceae). La taxonomie phylogénomique actuelle reconnaît 344 espèces réparties en 20 species complexes au sein du genre (Talhinhas & Baroncelli 2021, Molecular Plant Pathology).
[ÉTABLI] Le passage d’une vision « C. gloeosporioides = agent unique » à une vision « complexe multi-espèces » s’est joué entre 2012 et 2023, porté par trois évolutions méthodologiques :
- Les analyses phylogénétiques multilocus systématiques (ITS + TUB2 + GAPDH + ACT + CHS) ont révélé que de nombreux isolats historiquement identifiés comme C. gloeosporioides s.l. étaient en réalité d’autres espèces du même complexe (C. siamense, C. fructicola, C. theobromicola, etc.).
- Les postulats de Koch moléculaires (réinoculation + ré-isolement avec confirmation génétique) ont précisé les niches symptomatologiques propres à chaque espèce.
- Le séquençage HTS des mycobiomes de feuilles, tiges et fruits a permis d’identifier des co-infections multiples auparavant invisibles.
[ÉTABLI] Cinq espèces sont documentées sur Ficus carica dans des publications peer-reviewed :
| Espèce | Premier signalement sur F. carica | Pays | Référence princeps | Compartiment |
|---|---|---|---|---|
| C. gloeosporioides sensu stricto | 2013 | Corée du Sud | Choi et al. 2013, Plant Disease | Fruit |
| C. fructicola | 2023 | Malaisie | Nur-Shakirah et al. 2023, Crop Protection | Feuille |
| C. siamense | 2023 | Malaisie | Nur-Shakirah et al. 2023 | Feuille + tige + fruit |
| C. truncatum | 2023 / 2026 | Malaisie, Chine | Nur-Shakirah 2023 ; Liu 2026 | Feuille (Chine) |
| C. aenigma | 2026 | Chine | Qi et al. 2026, Crop Protection | Feuille + fruit |
[ÉTABLI] Le diagnostic morphologique ne suffit plus. L’identification fiable repose désormais sur une analyse multilocus combinant les marqueurs ITS (internal transcribed spacer), TUB2 (β-tubulin), GAPDH (glycéraldéhyde-3-phosphate déshydrogénase), CHS (chitin synthase) et ACT (actin). Liu et al. (2026) ont confirmé C. truncatum sur F. carica en Chine par séquençage de ces 5 marqueurs (accessions GenBank PQ460263, PQ471494, PQ471493, PQ471481, PQ471491).
2. C. siamense — l’espèce la plus polyvalente
[ÉTABLI] Colletotrichum siamense est l’espèce la plus fréquente et la plus polyvalente du complexe sur figuier. Sur 39 isolats Colletotrichum collectés en Malaisie (Nur-Shakirah et al. 2023), 30 isolats (77 %) appartenaient à C. siamense, identifiée à la fois sur feuilles (10 isolats), tiges (8 isolats) et fruits (12 isolats).
[ÉTABLI] C. siamense est la seule espèce du complexe documentée comme causant les trois symptomatologies sur figuier — leaf blight, stem canker, fruit rot. Cette polyvalence en fait l’agent prioritaire de la lutte intégrée.
[ÉTABLI] Distribution géographique large — C. siamense a été identifié dans le complexe gloeosporioides comme pathogène d’une vingtaine de fruitiers et plantes ornementales : pomme, agrumes, manguier, Viburnum, café, fraise. Sa polyphagie complique la lutte territoriale : un verger de figuiers peut être réinfecté depuis les vergers voisins d’autres fruitiers.
3. C. truncatum — l’espèce dominante en Chine
[ÉTABLI] Colletotrichum truncatum a été identifié comme agent unique de l’anthracnose foliaire dans un verger commercial de Dalian, Chine (Liu et al. 2026, Plant Disease) : 23 % des 1 600 figuiers affectés en septembre 2023, sur 4 cultivars en culture (Bourjassotte Grise, Orphan, Green Ischia, Banana).
[ÉTABLI] Cette dominance régionale d’une seule espèce contraste avec la diversité observée en Malaisie. Le pattern suggère que la distribution des espèces de Colletotrichum sur figuier est fortement structurée géographiquement — chaque grand bassin climatique pouvant être dominé par une espèce différente. Cela aurait des implications fortes pour le choix des protocoles de diagnostic et la transposition des stratégies de gestion d’une région à l’autre.
[ÉTABLI] Différenciation morphologique : C. truncatum produit des conidies falciformes (en forme de croissant) tronquées à l’apex, ce qui le distingue de C. siamense (conidies cylindriques). C’est l’une des rares espèces du complexe identifiable avec une bonne fiabilité par observation microscopique seule.
4. C. fructicola — anthracnose foliaire et fruit rot
[ÉTABLI] Colletotrichum fructicola est connu pour causer la pourriture amère (bitter rot) de la pomme (Kim et al. 2018, Corée) et est documenté sur figuier en Malaisie (Nur-Shakirah et al. 2023, 1 isolat sur 39). Sa fréquence sur F. carica semble plus marginale que celle de C. siamense, mais il pourrait être sous-représenté dans les études actuelles faute d’identification systématique.
5. C. aenigma — découverte récente en Chine
[ÉTABLI] Colletotrichum aenigma a été identifié pour la première fois sur F. carica en Chine en 2026 (Qi et al., Crop Protection). Description morphologique et phylogénétique disponible, mais épidémiologie et distribution mondiale sur figuier restent à cartographier.
6. C. gloeosporioides sensu stricto — l’espèce historique
[ÉTABLI] Colletotrichum gloeosporioides s.s. est l’espèce historique de référence pour l’anthracnose des fruitiers tropicaux. Sur figuier, premier signalement confirmé moléculairement en Corée du Sud (Choi et al. 2013, Plant Disease). Aujourd’hui considérée comme moins fréquente que C. siamense sur figuier, mais reste pertinente comme espèce-type du complexe gloeosporioides pour la phylogénie.
7. Cycle infectieux et stratégie hémibiotrophe
[ÉTABLI] Hivernage : le pathogène persiste sur fruits momifiés tombés, lésions de rameaux, et débris de feuilles infectées au sol. Les acervules (fructifications asexuées en coussinet) restent infectieuses pendant des mois.
[ÉTABLI] Sporulation au printemps, déclenchée par des conditions précises (modèle mécaniste Salotti et al. 2023, calibré sur 7 clades majeurs de Colletotrichum) :
- Température : 10–30 °C selon le clade, optimum 20–25 °C pour le complexe gloeosporioides.
- Mouillure (wetness duration) : ≥ 6 heures continues sur les organes hôtes.
- Pluie pour dispersion : ≥ 0,3 mm/h (les conidies sont splash-dispersed).
[ÉTABLI] Mécanisme d’infection : pénétration cuticulaire via appressoria. Les conidies germent sur l’épiderme et forment des appressoria mélanisés — cellules spécialisées à parois épaissies qui exercent une pression de turgescence pouvant atteindre 8 MPa (Liu F.-Q. et al. 2026, Phytopathology Research) — suffisante pour percer mécaniquement la cuticule cireuse de la figue.
[ÉTABLI] Stratégie hémibiotrophe avec phase quiescente. Le pathogène traverse :
- Phase biotrophe asymptomatique (cellules hôtes vivantes), pendant laquelle des effecteurs fongiques manipulent l’immunité de la plante.
- Bascule vers phase nécrotrophe quand les conditions environnementales (humidité, maturation du fruit) et le stade physiologique du tissu lui sont favorables.
Citation Salotti et al. 2023 : « The infection of epidermal and mesophyll cells occurs after a symptomless biotrophic phase and results in a necrotic phase in which host cells are killed and secondary hyphae grow intra- and inter-cellularly. »
[PROBABLE] Cette quiescence explique pourquoi des fruits apparemment sains à mi-saison développent des lésions massives à maturité — la phase biotrophe latente peut durer plusieurs semaines. Elle complique fortement la prophylaxie chimique calendaire.
8. Symptômes par organe
Sur fruits
[ÉTABLI] Symptomatologie classique :
- Petites taches circulaires légèrement enfoncées, water-soaked.
- Évolution : lésions qui s’élargissent et se déprime, centre brun foncé presque noir.
- Acervules noirs au centre des lésions, libérant en temps humide des conidies de couleur saumon (les conidies sont hyalines mais leur masse apparaît rosée à orangée).
- Décomposition semi-molle, parfois chute prématurée du fruit.
- Fruits immatures qui peuvent sécher et rester accrochés (momies, source d’inoculum pour l’année suivante).
[ÉTABLI] C. siamense est l’espèce documentée comme agent du fruit rot sur figuier (Nur-Shakirah et al. 2023). C. aenigma est également documenté sur fruit en Chine (Qi et al. 2026).
Sur feuilles
[ÉTABLI] Symptomatologie :
- Taches circulaires brun clair à brun foncé.
- Halo chlorotique parfois distinct.
- En infections sévères : enroulement, défoliation prématurée, perte de vigueur de l’arbre.
- En condition humide, présence d’acervuli noirs sur le limbe avec sporulation visible.
[ÉTABLI] Trois espèces causent le leaf blight sur figuier : C. fructicola, C. siamense et C. truncatum (Nur-Shakirah 2023 ; Liu 2026). En Chine, C. truncatum est l’agent dominant. En Malaisie, C. siamense domine.
Sur tiges (stem canker)
[ÉTABLI] C. siamense est le seul agent documenté du stem canker sur F. carica (Nur-Shakirah et al. 2023). Symptômes : chancres bruns à noirs, dépérissement de rameaux, parfois mort de pousses entières.
9. Conséquences économiques
[ÉTABLI] Sur figuier spécifiquement :
- Jusqu’à 50 % de pertes sur la production totale de figues en Californie historiquement (Michailides 2003).
- En pépinières malaisiennes (2018–2019, Nur-Shakirah et al. 2023) : leaf blight 15 %, stem canker 20 %, fruit rot 25 % d’incidence.
- Verger commercial de Dalian, Chine : 23 % des 1 600 figuiers affectés par leaf anthracnose à C. truncatum (Liu et al. 2026).
[ÉTABLI] Pertes à la fois en production (chute de fruits, défoliation prématurée, perte de vigueur) et en commercialisation (lésions inacceptables pour le fruit frais — la figue est très peu transformable une fois atteinte).
[ÉTABLI] L’anthracnose post-récolte est particulièrement coûteuse pour la filière fig fresh export — la phase quiescente fait que des fruits cliniquement sains à la récolte expriment leur infection après quelques jours en chaîne du froid.
10. Variétés sensibles et tolérantes
[PROBABLE] Observation empirique convergente (sources secondaires, collectionneurs, monographies vulgarisées) :
- Sensibles : variétés à ostiole ouvert (Magnolia, Black Genoa, Brown Turkey).
- Tolérantes : variétés closed-eye (Celeste, Smith, Black Madeira KK, Yellow Long Neck).
L’hypothèse mécanistique : l’ostiole ouvert facilite la pénétration directe des conidies dispersées par éclaboussures de pluie dans la cavité interne du fruit, où la persistance d’humidité favorise la germination.
[ÉTABLI] Cultivars documentés comme infectés dans la littérature peer-reviewed :
- Chine, C. truncatum 2026 (Liu et al.) : Bourjassotte Grise, Orphan, Green Ischia, Banana.
- Malaisie, complexe Colletotrichum 2023 (Nur-Shakirah et al.) : Super Jumbo.
[INCERTAIN] Aucune étude génétique formelle n’a établi la base moléculaire de la résistance/sensibilité variétale. Les recommandations empiriques closed-eye = plus tolérant restent à confirmer par des screening contrôlés sous inoculation standardisée. Le génome de référence du figuier (Wang et al. 2025) permettrait désormais une approche QTL — encore inexploitée pour Colletotrichum.
11. Gestion intégrée
Prophylaxie (intervention principale)
[ÉTABLI] L’intervention prophylactique avec le meilleur rapport coût/bénéfice est l’élimination des débris infectés :
- Ramassage et destruction des fruits momifiés tombés (sources d’inoculum primaire).
- Élagage des rameaux porteurs de lésions.
- Effet documenté : « removal of crop debris reduced by about 30 % the anthracnose severity in Ethiopian sorghum fields » (Salotti et al. 2023) — chiffre transférable au figuier en l’absence d’études dédiées.
[ÉTABLI] Aération de la canopée : taille pour favoriser la circulation d’air, réduit la durée de mouillure des feuilles et fruits, et donc la sporulation.
[ÉTABLI] Gestion de l’humidité :
- Éviter l’irrigation par aspersion (mouillage du feuillage).
- Privilégier le goutte-à-goutte ou la microaspersion basse.
- En zones à pluies estivales : couverture pluie-protection sur les fruits à maturité quand techniquement faisable.
Lutte biologique — un terrain en expansion
[ÉTABLI] Le biocontrôle des Colletotrichum sur fruitiers progresse rapidement. Sur la base d’études transposables au figuier (Dukare et al. 2021, Crop Protection ; revue postharvest 2024) :
- Trichoderma harzianum : antagonisme documenté contre C. gloeosporioides sur pomme (Tha739 — Wu et al. 2022). Mécanismes : mycoparasitisme, compétition pour les nutriments, production de métabolites antimicrobiens.
- Bacillus velezensis S26 : inhibe croissance mycélienne et germination conidienne des Colletotrichum, efficace en application post-récolte (mango, citrus).
- Bacillus subtilis : applications préventives sur fleurs et jeunes fruits, induction de la résistance systémique chez l’hôte.
[PROBABLE] Aucun essai biocontrôle systématique sur figuier publié à ce jour, mais la transposition depuis pomme/mango/agrume est probablement directe. Pratique opérationnelle recommandée : pulvérisation préventive de Trichoderma ou Bacillus en fin de floraison et lors des phases climatiques à risque.
Traitements chimiques
[ÉTABLI] Options homologuées (selon réglementation locale) :
- Cuivre (bouillie bordelaise) : applications préventives au débourrement et pré-floraison.
- Soufre : effet partiel, surtout contre formes foliaires précoces.
- Strobilurines (azoxystrobine, kresoxim-méthyl) : efficaces mais usage agronomique professionnel uniquement, et risque de résistance documenté.
[ÉTABLI] Pas de molécule miracle. La résistance des Colletotrichum aux fongicides est documentée pour trois mécanismes principaux (Liu F.-Q. et al. 2026, Phytopathology Research) :
- Mutations du site cible (gènes codant les protéines liées au fongicide — cyt b pour QoIs, sdh pour SDHIs).
- Surexpression du gène CYP51 (codant la stérol 14α-déméthylase) → résistance aux DMI (triazoles).
- Efflux actif via transporteurs ABC et MFS membranaires.
[ÉTABLI] La rotation des modes d’action est donc essentielle. Sensibilité différentielle entre espèces du complexe documentée : C. siamense sur Viburnum (Wang et al. 2023, Journal of Fungi) montre des MIC distincts selon la matière active et l’isolat — cohérent avec une résistance évolutivement variable au sein du complexe.
Choix variétal
[PROBABLE] En zones humides ou à pluies estivales, privilégier les variétés closed-eye et rain-resistant pour réduire la pénétration du pathogène par l’ostiole et limiter le contact prolongé avec l’eau de pluie.
[ÉTABLI] Aucune variété de figuier n’est immune. Toutes peuvent être affectées si la pression d’inoculum et les conditions climatiques sont favorables. La résistance variétale absolue n’existe pas au sein de Ficus carica — à comparer avec les programmes de breeding sur d’autres fruitiers (pomme, fraise) où des QTL de résistance partielle ont été cartographiés.
12. Diagnostic différentiel
[ÉTABLI] L’anthracnose se confond cliniquement avec d’autres maladies, en particulier sur fruit :
- Vs Botryosphaeria (fiche) : Botryosphaeria atteint surtout le bois, l’anthracnose surtout fruits et feuilles. Les chancres de l’anthracnose sont plus superficiels.
- Vs FMV (fiche) : la mosaïque virale donne des décolorations sans dépression ni acervules.
- Vs souring (fermentation acide) : le souring est interne à l’ostiole et associé à drosophiles, l’anthracnose est externe avec acervules visibles.
Diagnostic moléculaire de confirmation : PCR ITS + TUB2 + GAPDH sur isolats issus de fruit, comparaison BLAST sur GenBank.
13. Perspectives de recherche
[PROBABLE] Trois axes structurent la recherche actuelle :
- Cartographie de la diversité spécifique par étude HTS du mycobiome figuier dans chaque grand bassin de production (peu de bassins étudiés à ce jour : Malaisie, Chine, Corée).
- Biocontrôle figuier-spécifique avec essais transposés depuis pommier, mango, citrus.
- Cartographie des bases génétiques de tolérance chez F. carica via le génome de référence (Wang et al. 2025).
Voir aussi
- Fig Mosaic Virus — autre maladie majeure du figuier
- Botryosphaeria du figuier — souvent co-occurrent avec l’anthracnose en climat méditerranéen
- Rouille du figuier
- Diagnostic des problèmes du figuier
- Zones USDA & rusticité
Sources
Publications scientifiques peer-reviewed (avec DOI)
-
Choi, Y.-J., et al. (2013). First Confirmed Report of Anthracnose Fruit Rot Caused by Colletotrichum gloeosporioides on Common Fig in Korea. Plant Disease, 97(8), 1116. DOI : 10.1094/PDIS-01-13-0109-PDN.
-
Nur-Shakirah, A.O., Khadijah, M.S., Kee, Y.J., Chew, B.L., Zakaria, L., Nor, N.M.I.M., Subramaniam, S., Leong, Y.-H., & Mohd, M.H. (2023). Colletotrichum species associated with fig (Ficus carica L.) in Malaysia. Crop Protection, 169, 106256. DOI : 10.1016/j.cropro.2023.106256 — base de la cartographie des 3 espèces siamense, fructicola, truncatum sur figuier.
-
Liu, J.J., Zheng, R.J., Zheng, Z.Y., Liu, H.Q., Cui, Y.H., Sun, J., Li, Y.Y., & Lu, L.Y. (2026). First Report of Colletotrichum truncatum Causing Leaf Anthracnose of Ficus carica in China. Plant Disease, 110(4), 1478. DOI : 10.1094/PDIS-12-24-2704-PDN — étude verger Dalian 23 % affecté.
-
Qi, Y.-K., Liu, W., Han, F., Zhu, W., Sun, S., Wang, Q., & Zhou, L. (2026). Colletotrichum aenigma causes anthracnose disease of Ficus carica L. in China. Crop Protection. (Lien préprint SSRN : papers.ssrn.com/abstract=5297455) — premier signalement de C. aenigma sur figuier.
-
Salotti, I., Liang, Y.-J., Ji, T., & Rossi, V. (2023). Development of a model for Colletotrichum diseases with calibration for phylogenetic clades on different host plants. Frontiers in Plant Science, 14, 1069092. DOI : 10.3389/fpls.2023.1069092 — modèle mécaniste paramétré pour 7 clades.
-
Talhinhas, P., & Baroncelli, R. (2021). Colletotrichum species and complexes: geographic distribution, host range and conservation status. Fungal Diversity, 110, 109–198. Revue taxonomique de référence (344 espèces / 20 species complexes identifiés).
-
Liu, F.-Q., et al. (2026). Colletotrichum: a versatile fungal genus with diverse infection strategies, host interactions, and management challenges. Phytopathology Research, 8, Article 6. DOI : 10.1186/s42483-025-00391-9 — mécanismes virulence, résistance fongicide, perspectives biocontrôle.
-
Kim, J.-H., Hong, S.-K., Lee, S.-Y., Park, J.-H., & Lee, S.-H. (2018). First Report of Two Colletotrichum Species Associated with Bitter Rot on Apple Fruit in Korea — C. fructicola and C. siamense. Mycobiology, 46(3), 320–327. PMC : PMC6023254 — référence transposable pour C. fructicola.
-
Wang, X.-J., Wei, J.-G., et al. (2023). Colletotrichum siamense, a Novel Causal Agent of Viburnum odoratissimum Leaf Blotch and Its Sensitivity to Fungicides. Journal of Fungi, 9(11). PMC : PMC10532865 — profil de sensibilité fongicide de C. siamense.
-
Dukare, A.S., Paul, S., et al. (2021). Biocontrol strategies for the management of Colletotrichum species in postharvest fruits. Crop Protection, 144, 105610. DOI : 10.1016/j.cropro.2021.105610 — revue biocontrôle multi-fruits.
-
Wu, Q., Sun, R., Ni, M., et al. (2022). Biocontrol potential of Trichoderma harzianum CGMCC20739 (Tha739) against postharvest bitter rot of apples. Phytopathology Research, 4, Article 18. PubMed : 36116145 — Trichoderma contre C. gloeosporioides.
Sources secondaires utiles
-
Michailides, T.J. (2003). Diseases of fig. UC Davis Plant Pathology — référence historique citée pour le chiffre des 50 % de pertes en Californie.
-
APS Press. Managing Colletotrichum on Fruit Crops: A Complex Challenge. Synthèse pratique pour producteurs.
-
Texas Plant Disease Handbook — fig section. Source vulgarisée recommandée pour producteurs aux États-Unis.
Pour aller plus loin
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