Figuier bifère français ancien, réputé pour ses grosses brébas précoces dès juin-juillet et sa bonne rusticité, à peau jaune-doré et chair rosée miellée.
Madeleine des Deux Saisons est un figuier français ancien et bifère, dont le nom célèbre la double récolte, réputé pour ses grosses brébas précoces et sa bonne rusticité.
Origine et histoire
Établi Elle est décrite dès 1667 par Jean Merlet (sous les noms d'Angélique et d'Incarnadine), puis cultivée au Potager du Roi de Versailles à la fin du XVIIᵉ siècle ; Pierre Baud lui consacre une entrée dédiée. Probable D'origine angevine, elle s'est diffusée en Anjou, dans le Sud-Ouest et la région parisienne.
Le fruit et l'arbre
Type commun, bifère et autofertile. Les brébas, précoces (juin-juillet), sont grosses (50-80 g, parfois 100 g et plus), à peau jaune-doré marquée de rouge au soleil et à chair blanc rosé juteuse ; la récolte principale (fin septembre-octobre) est plus petite (40-50 g) et plus abondante, à peau vert-bronze et chair rosée au goût miellé. Feuille à cinq lobes profondément découpés ; arbre vigoureux et érigé (4-5 m).
Culture, rusticité et usages
Rustique (environ −15 °C), elle fructifie du Sud-Ouest jusqu'à la région parisienne. Autofertile et fiable, c'est une valeur sûre du jardin amateur, bonne en frais.
Niveau de preuve et identité
Établi Faute d'accession SSR à son nom, le niveau 1 repose sur la monographie. Controversé Le synonyme « Angélique » est polysémique — aussi attesté pour la Coucourelle Blanche —, si bien que les entrées historiques « Angélique » ne lui sont pas attribuables sans réserve. Incertain Plusieurs clones circulent sous ce nom (un type foncé proche de la Dauphine, un type clair proche de la Longue d'Août), d'où les divergences de description.
Connue aussi sous le nom de : Angélique (France), Incarnadine (France), Madeleine de deux Saisons (France / International).