L'Oeil de Perdrix est une vieille variété française mentionnée dès 1774. Elle produit de petites figues à peau brun acajou et à pulpe rouge fraise, mûres fin juillet, autrefois appréciées pour le séchage. Son nom évoque l'œil rougeâtre de la perdrix.
L'Oeil de Perdrix est un cultivar français Établi documenté de longue date : sa première mention bibliographique date de 1774 et il figure dans la monographie de référence de Condit ainsi que dans le Fruit Manual de Hogg, ce qui fonde son niveau de preuve. Sur le plan pomologique, Condit le décrit comme un figuier commun à fruits de petit calibre, inférieurs à la moyenne, de forme oblate à courtement turbinée, au cou court et épais ou absent. La surface est terne et prend à maturité une teinte brun marron à acajou ; l'ostiole, moyen à grand, est ouvert et bordé d'écailles violettes ; la pulpe est d'un rouge fraise clair. La saveur est jugée Incertain insipide par Condit, tandis que des descriptions plus récentes la disent douce et agréable, meilleure consommée avec la peau — divergence qui peut tenir au terroir ou à la maturité. La maturité se situe fin juillet et début août, et le fruit était traditionnellement employé pour le séchage, usage aujourd'hui largement abandonné. Une Probable confusion nomenclaturale existe avec la Napolitaine : plusieurs pépinières françaises présentent « Oeil de Perdrix » comme synonyme de « Napolitain » à chair blanche, mais les descriptions associées (gros fruit oblong, peau pourpre) divergent de celles de Condit, si bien que l'identité exacte de ce rapprochement reste à clarifier.